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La Roseraie

Collection Nationale des Roses de Normandie


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Pour protéger et redécouvrir les roses d’origine normande, une roseraie conservatoire « Roses de Normandie » a été créée entre Rouen et Dieppe. Elle comprend donc :

mais aussi des roses réunies autour des deux thèmes suivants :

Sur une surface de 3500 m2, la roseraie regroupe 250 variétés de roses, soit plus de 550 rosiers. Chaque rosier est étiqueté : outre le nom et éventuellement des synonymes, l’étiquette comporte le nom du groupe auquel chaque rose appartient, ainsi que celui de l’obtenteur et la date d’édition de la rose. Les roses d’origine Normande sont regroupées, au centre de la roseraie, d’après leur obtenteur. Cette roseraie bénéficie de l’agrément du CCVS (Conservatoire français des Collections Végétales Spécialisées).
Plan de la Roseraie

Listes des roses présentes dans la Roseraie
Visite de la Roseraie : Infos pratiques pour s'y rendre

Les roses normandes retrouvées

Pour retrouver ces roses, il fallait d’abord inventorier les noms des obtenteurs Normands dans des publications de l’époque, rechercher leurs roses encore existantes, puis vérifier leur authenticité. Les ouvrages récents de Brent Dickerson ont aussi été d’un grand secours. Six roses normandes seulement se trouvaient dans le commerce en France lorsque j’ai commencé leur recherche. La plupart ont pu être retrouvées dans les deux plus anciennes roseraies publiques : celle de l’Haÿ-les-Roses (dite maintenant du Val-de-Marne). au Sud de Paris et celle de Sangerhausen près de Leipzig, dans l’ancienne Allemagne de l’Est. Quelques unes ont pu être retrouvées aux États-Unis et même en Afrique du Sud !

Rose de Rouen, Garçon, 1878
‘Préfet Limbourg’
Hybride remontant
Centfeuilles de Mme Chaussée, du Havre, 1821
‘Unique panachée’
Centfeuilles
Hybride de Boutigny, Rouen, 1904
‘Mme Louis Ricard’
Hybride multiflore

Rose de Caen, Letellier, 1899
‘Madame Arthur Oger’
Bourbon
Rose de Caen, Oger, 1878
‘Madame Pierre Oger’
Bourbon
Rose de Rouen, Boutigny, 1906
‘Souvenir de Pierre Sionville’
Hybride remontant

Rose de Caen, Oger,  1861
‘Triomphe de Caen’
Hybride remontant
Rose de Rouen, Garçon, 1873
‘Triomphe de France’
Hybride remontant
Rose de Mont Saint Aignan, Biron, 1928
‘Amateur Eugène Biron’
Pernetiana

Six roses Galliques d’origine Normande ont pu être retrouvées, venant du Havre comme ‘Octavie’(Coquerel, avant 1821), de Rouen comme ‘Comte Foy’ et 'Cora' (Lecomte, 1827) ou encore la fameuse ‘Président de Sèze’ (Mme Hébert, 1828). Prévost rapporte dans son catalogue de 1829 que Mme Chaussée apporta du Havre la rose ‘Unique panachée’ à Rouen pour la remettre au sieur Caron en 1821, gardien du jardin de l’Hôtel de Ville. Caron distribua fort efficacement cette rose Centfeuilles (ce qui veut dire à 100 pétales), puisqu’on la retrouve aujourd’hui dans les grandes roseraies publiques d’Europe, de Madrid à Vienne. Un rosier Blanc (ou Alba) 'Célanire' (syn. 'Sophie de Bavière') obtenu par Cottin à Rouen en 1824 est revenu en Normandie venant du Japon ! Un autre rosier Blanc ‘Belle Amour’, découvert par une anglaise près d’Elbeuf figure bien sûr dans la roseraie. Un Hybride de Chine a été aussi rapatrié, il s’agit ‘Alphonse Maille’, découvert sur internet dans la liste publiée d’une très importante roseraie récemment créée à San José en Californie, cette rose avait été obtenue à Rouen avant 1825 par Boutigny, elle fut diffusée par Prévost. Ces roses les plus anciennes ne sont pas remontantes, elles fleurissent ici en Juin.

Hybride Remontant de Eude, Le Havre, 1871
‘Le Havre’

La roseraie contient nombre de roses remontantes Normandes qui sont apparues au cours de la seconde partie du XIXe siècle. Vingt cinq appartiennent au groupe des Hybrides remontants comme ‘Triomphe d‘Alençon’, bien sûr d’Alençon (1858), ‘Oriflamme de St Louis’ d‘Avranches (1858) ou ‘Le Havre’ du Havre (1871). Le roseraie comprend une douzaine de roses d’Oger de Caen, dont la célèbre ‘Mme Pierre Oger’ (1878) dédiée à son épouse; six roses de Garçon de Rouen dont la non moins célèbre ‘Mme Isaac Péreire’ (1880) qu’on devrait appeler ‘Le Bienheureux de La Salle’; ces deux roses appartiennent au groupe des roses Bourbon. Puis, plus récentes, huit roses de Philbert Boutigny de Rouen dont celles dédiées à M. et à Mme Louis Ricard de 1901 et 1904, quatre roses de Tanne dont on connaît bien ‘Paul Noël’, un rosier grimpant et ‘Ferdinand Pichard’, une rose panachée remontante. On y trouve aussi la rose de Mont-Saint-Aignan (près de Rouen) ‘Amateur Eugène Biron’, une Pernetiana, obtenue par Biron en 1928. Toutes ces roses sont très parfumées.

La roseraie s’est enrichie des Polyanthas de Levavasseur. En effet, la maison mère se trouvait à Ussy dans le Calvados où lesroses ont été probablement crées par Norbert Levavasseur, elles étaient aussi commercialisées par son frère Ernest à Orléans. La première rose retrouvée fut ‘Jeanne d’Arc’ (1909) qui embaume le jardin, elle est aussi la première à s’ouvrir (après ‘Old Blush’), il lui faut, en fin de saison, un bon gel pour qu’elle se résigne à ne plus fleurir. Certains des Polyanthas de Levavasseur ont joué un rôle majeur dans l'histoire des roses contemporaines.

Il faudra attendre 1998 pour trouver une nouvelle rose normande ! Il s’agit de ‘Belle de Rémalard’, trouvée chez Mme d’Andlau dans l’Orne. Mme d’Andlau m’a remis une autre rose apparue chez elle, qu’elle a baptisée du nom de son jardin : ‘La Petite Rochelle’. Ces deux rosiers sont de forts grimpants, des rosiers lianes, non remontants.

On trouvera aussi quelques roses que j'ai obenues de semis à partir de graines de roses de la Rosearie.

Qu’en sera-t-il pour le XXIe siècle ?


Les roses qui évoquent la Normandie

Une soixantaine de variétés de roses ont été réunies en raison de leur nom qui se rapporte à la Normandie. Elles ne sont donc pas Normandes. Certaines évoquent directement la Normandie, d’autres sa vie politique, religieuse, artistique. Par exemple, deux roses se nomment ‘Normandie’.

Gallique de Vibert, 1839
‘Alain Blanchard’
Hybride de Thé, Gillot, 1931
‘Soeur Thérèse’
  • Roses Anciennes

    Certaines rappellent l’histoire de la Normandie, comme ‘Robert le Diable’ (avant 1837), ‘Alain Blanchard’ (1839) ou trois roses ‘Jeanne d’Arc’ (1818, 1848 et 1909) (et aussi ‘La Pucelle’). ‘Fantin Latour’ (trouvée en Angleterre) honore le peintre des roses décédé à Buré dans l’Orne.

  • Roses contemporaines

    On peut mentionner aussi pour évoquer l’histoire de la Normandie : ‘Aristide Briand’ (1928), ‘Viking Queen’ (1963), ‘A Caen la Paix’ (1994); pour évoquer sa vie religieuse : ‘Thérèse de Lisieux’ (1992) et ‘Soeur Thérèse’ (1931); pour ce qui concerne sa vie artistique : ‘Le Cid’ (1995), ‘Jardin de Giverny’ (1992), ‘Christain Dior’ (1958), des roses américaines dédiées à Monet : ‘Claude Monet’ (1992) et ‘Monet’ de 1996, et bien d’autres encore. Des roses très récentes comme : 'Barbara Wirth' (2011), 'Jardin de Granville' (2010), 'Ma Normandie' (2009), 'Sourire du Havre' (2008).

    Présentation de l’histoire des roses

    La roseraie présente plus de 80 variétés de roses pour montrer l’évolution et l’origine des principaux groupes de roses cultivées du début du XIXe siècle à aujourd’hui.
    Pour les roses non remontantes, elle présente une dizaine de Galliques de la forme botanique (Rosa gallica, à fleurs simples à cinq pétales) aux fleurs les plus doubles de ‘Bizarre triomphant’ qui date d’avant la Révolution, les coloris vont du rose pâle au pourpre-brun noirâtre. Les rosiers Blancs ou Alba, au feuillage bleuté comme 'Cuisse de Nymphe' apportent la couleur blanche ou rose pâle. Les roses de Damas sont aussi de gros buissons, ‘Félicité Hardy’ (Hardy, 1831) une rose blanche célèbre. Certaines de ces Damas sont remontantes, comme la ‘Rose du Roi’ de Lelieur (1815) et ‘Sydonie’ (Vibert, 1847). Suivent les Centfeuilles avec ‘Petite de Hollande’ que l’on préférait appeler ‘Pompon des Dames’ à Rouen et les Moussus avec lesquels j’ai mis le ‘Chapeau de Napoléon’. Mais la roseraie se devait d’avoir aussi ‘Impératrice Joséphine’, une rose de Fracfort. On sait que c’est Joséphine qui, à La Malmaison, au tout début du XIXe siècle, lança la passion pour les roses. Parmi ces roses anciennes, on pourra remarquer deux Galliques la 'Rose de Provins' connue depuis le XIIIe siècle, ou 'La belle sultane' connue depuis la Renaissance.
    J’ai regrouppé les toutes premières roses importées de Chine, c’est à dire les Chine comme ‘Old Blush’, le ‘Rosier du Bengale rouge’, et des Thé.. La même démarche a été faite pour les Noisette avec ‘Rose Noisette’ (Noisette Ph., 1816) et les Bourbon avec la ‘Rose Édouard’ obtenue à l'île Bourbon, aujourdhui La Réunion et ‘Reine des Ile-Bourbon’ (Mauget, 1834). Pour les Hybrides Remontants, quelques rosiers types sont plantés : ‘Rose de la Reine’ (Laffay, 1842), ‘Baronne Prévost’ (Desprez, 1842), ‘Général Jacqueminot’ (Roussel, 1853).

    Le premier Hybride de Thé, Guillot, 1867
    ‘La France’
    Rose Anglaise de Austin, 1984
    ‘Heritage’

    On arrive avec ‘La France’ (Guillot fils, 1867) aux Hybrides de Thé. ‘La France’ avec l’anglaise ‘Lady Fitz William’ (Bennett, 1882), ont donné ‘Mrs WJ Grant’ (Dickson, 1895). A ces trois roses, j’ai joint la belge ‘Pascali’ de Louis Lens (1963). Une plate-bande est dédiée à la recherche du jaune dans les roses cultivées, en commençant avec ‘Perle d’Or’ (Rambaux, 1883) et ‘Soleil d’Or’ de Pernet-Ducher (1900), puis en continuant par ‘Mme Antoine Meilland’ (Meilland, 1939) et les très contemporaines ‘Graham Thomas’ (Austin 1983, une Rose Anglaise donc) et ‘Souvenir de Marcel Proust’ (Delbard, 1993). La dernière plate-bande de l’histoire des roses apporte quelques Polyanthas dont (Mignonette, Guillot fils, 1875) et se termine avec des Roses Rétro : des Roses Anglaises d’Austin ‘Heritage’ (1984), puis des Générosa de Guillot-Massad comme ‘Martine Guillot’ (1996).


    Plan région de Beaumont-le-Hareng

    Visite de la Roseraie

    Pour 2016, la visite de la roseraie dévastée par des chevreuils, est annulée.

    Listes des roses de la Roseraie :


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