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Les roses cultivées les plus anciennes sont :
les rosiers Galliques (ou Roses de France) comme la Rose de Provins, Charles de Mills et Tuscany,
les rosiers Blancs (ou Alba) comme les roses Céleste, Jeanne d'Arc et Cuisse de Nymphe,
les rosiers de Damas comme Félicité Hardy,
les rosiers Centfeuilles comme les Rosa centifolia, Rose des Peintres et Petite de Hollande,
les rosiers Moussus comme le Moussu commun et Salet.
Ce sont de gros buissons, souvent aux fleurs très doubles (cest à dire avec de très nombreux pétales) et très parfumées. Les couleurs vont du blanc pur au pourpre brunâtre. Plusieurs milliers de variétés de Galliques ont été créées en France au début du XIXe siècle, en particulier par Vibert. A lexception de quelques Damas, que l'on appelle des Damas Perpétuelles ou Perpétuelles comme Quatre Saisons et Rose du Roi, ces roses ne sont pas remontantes : elles fleurissent, très abondamment, une fois lan.
![]() Rose de Provins |
![]() Tuscany |
![]() Rosa centifolia |
![]() Cuisse de Nymphe |
![]() Quatre Saisons |
![]() Félicité Hardy |
Puis larrivée de roses de Chine très remontantes comme Old Blush, via la Réunion, les Etats-Unis constitue une révolution : certaines fleurissent de Juin aux gelées ! Ce seront :
les rosiers Bourbon comme Mme Pierre Oger et Souvenir de la Malmaison,
les rosiers Noisette comme Rose Noisette et Desprez à fleurs jaunes,
Les Chinoises arriveront en Europe pour constituer deux groupes de roses remontantes :
les rosiers Thé comme Adam et Gloire de Dijon,
les roses dites Chine ou Bengale (on croyait à lépoque que les roses de Chine venaient du Bengale !) comme Louis Philippe.
Toutes ces roses remontantes seront croisées avec les Européennes qui venaient d'être créées, mais la remontance sera perdue avec les Hybrides de Chine comme Roxelane. Puis, en croisant ces hybrides principalement avec les Damas Perpétuels, on retrouvera des roses remontantes, et ce sera l'explosion des Hybrides Remontants.
Les Hybrides Remontants qui furent le succès de la seconde partie du XIXe siècle. Des milliers de variétés dHybrides Remontants ont été commercialisées. Parmi les plus célèbres, on peut citer Baronne Prévost ou Reine des Violettes.
Toutes ces roses, remontantes comme non remontantes, sont très parfumées, ce sont les Roses Anciennes, elles sont pour environ 90 % d'entre elles d'origine française.
Un groupe d'Hybrides Remontants évolue et à Lyon en 1867, avec La France, apparait un nouveau groupe : les Hybrides de Thé, les roses daujourdhui. Par convention, les roses classées dans les groupes qui existaient en France avant 1867 constituent les Roses Anciennes. Toujours à Lyon, les Guillot obtiendront aussi les buissons à petites fleurs en bouquets ou Polyantha, des petits rosiers de floraison continue jusqu'aux gelées. Ces deux groupes de roses sont toujours produits aujoudhui. Leur croisement donnera les Floribunda. Cest encore à Lyon que, grâce à Pernet-Ducher, la couleur jaune fut introduite dans les roses cultivées contemporaines. La rose la plus célèbre et la plus vendue au monde à ce jour est dailleurs une rose jaune : Madame Antoine Meilland, obtenue à Antibes par F. Meilland. Les roses chinoises vont rendre la floraison de plus en plus continue, on obtiendra des roses aux formes régulières, aux couleurs stables au cours de la floraison et des saisons, mais aussi souvent sans parfum. Toujours à la fin du XIXe des grimpants ainsi que les rosiers Rugueux sont introduits du Japon, ils seront aussi croisés avec les Roses Anciennes.
![]() La France |
![]() Mme Antoine Meilland |
![]() Heritage |
Il faudra attendre les années 1960 pour voir apparaitre de nouveaux groupes de roses pour le jardin. Le plus connu aujourdhui est sans conteste celui des roses quon peut qualifier de Roses Rétro obtenues par Austin en Angleterre en croisant des roses daujourdhui avec les plus anciennes. Elles sont connues sous leur nom de marque commerciale de Roses Anglaises, comme les roses Heritage ou Graham Thomas. Ces roses ont le feuillage des roses récentes et les fleurs des roses anciennes. De plus, elles apportent de nouveaux parfums. Les nouvelles roses Générosa de Guillot sont de la même veine. Curieusement, une dénomination commune à l'ensemble de ces rosiers Rétro nest pas acceptée par la Fédération Mondiale des Associations de Roses. On peut citer dautres novateurs contemporains : Lens en Belgique avec ses Hybrides Musqués comme Rush et Moore aux Etats-Unis avec ses Roses Miniature comme Dresden Doll.
| Classification horticole | Classification botanique du genre Rosa. |
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| Roses Anciennes | ||
| Galliques | Gros et moyens buissons | |
| Centfeuilles | Gros et moyens buissons | |
| Moussues* | Gros et moyens buissons | |
| Damas* | Gros buissons | |
| Blanches (Alba) | Gros buissons | |
| Pimprenelles* | Buissons | |
| Bourbon** | Buissons/Petits sarmenteux | |
| Noisette** | Buissons/Sarmenteux | |
| Chine (Bengale)** | Très petits buissons | |
| Thé** | Buissons/Sarmenteux | |
| Hybrides de Chine | Buissons/Sarmenteux | |
| Hybrides Remontants** | Buissons/Sarmenteux | |
| Rugueux** | Gros Buissons | |
| Multiflores* | Sarmenteux | |
| Wuchura et Lucie* | Sarmenteux | |
| Roses contemporaines | ou du XXe siècle, dites | aussi Roses modernes |
| Hybrides de Thé** | Petits buissons/Sarmenteux | |
| Pernetiana** | Buissons/Sarmenteux | |
| Polyantha** | Très petits buissons | |
| Floribunda** | Buissons/Sarmenteux | |
| Roses Rétro** | Forts buissons/Sarmenteux | |
| Couvre-sols** | Buissons | |
| Miniatures | Très petits buissons |
Les Rosiers Lianes sont très divers botaniquement : la plupart relèvent cependant de la section des Synstylae comme Rosa arvensis, Rosa filipes, Rosa longicuspis, Rosa sempervirens et Rosa setigera, mais pas les Rosiers Banks (section Banksianae) ni Rosa gigantea (section Chinensis).
Par convention, la frontière entre Roses anciennes et Roses contemporaines réside dans leur présence en Europe et tout particulièrement en France avant (Roses anciennes) ou après (Roses contemporaines) l'édition du premier Hybride de Thé, la rose 'La France' en 1867.
La dichotomie roses anciennes/roses contemporaines présentée ci-dessus, est celle adoptée par la Word Federation of Roses Societies (WFRS) en 2000, avec les modifications suivantes :
* La WFRS classe les Multiflores en anciennes, à la différence des Rugosa, alors que ces roses étaient présentes au tout début du XIXe siècle en Europe, tout comme les Multiflores, et même avant elles. Donc bien que le développement de ces deux classes se soit effectué après l'arrivée de 'La France', ces roses font partie des roses anciennes.
* Avec les Wichura et Luciae on est à la frontière entre roses anciennes et roses contemporaines. Les premières sont arrivés en France vers 1862, de plus elles ont été hybridées essentiellement avec des roses anciennes (Thés, Hybrides Remontants ...), elles peuvent donc être classées en roses anciennes. La WFRS les classe en roses modernes.
* Si les Polyantha sont quasiment contemporains de 'La France' puisque Guillot a semé les premiers en 1869, ils apportent une rupture si importante dans l'histoire de la rose cultivée qu'elle leur confère un caractère contemporain indiscutable ; comme la WFRS le fait, cette classe relève donc des roses contemporaines.